Publié le 29 décembre 2014

Ce n'est pas vraiment une surprise, les diplômes ne suffisent plus pour garantir un emploi. Les recruteurs creusent au-delà des sésames acquis auprès des écoles ou des universités et recherchent des compétences bien précises, techniques bien sûr, mais aussi de l'ordre des soft skills, ces « compétences douces » – pensée critique, résolution de problèmes, créativité, savoir-être, etc. – qui assurent l’adaptation de l’individu à des postes potentiellement très différents.

Cap sur les soft skills

Une récente étude américaine, qui listes les 10 compétences les plus plébiscitées lors du recrutement des jeunes diplômés, place clairement les soft skills en tête du classement. Les recruteurs sont donc avant tout attentifs aux capacités de :

  • Travailler en équipe
  • Prendre des décisions et résoudre des problèmes
  • Communiquer oralement avec des collaborateurs et des intervenants extérieurs à l'entreprise
  • Planifier, organiser et prioriser le travail
  • Obtenir et traiter l'information
  • Vendre et influencer les autres

Ces compétences relèvent surtout de la capacité à interagir avec les autres de manière efficace. Les recruteurs, ne se limitent plus aux seuls diplômes, mais privilégient désormais les capacités de maîtrise et de gestion des émotions. Des collaborateurs dotés d'empathie et de ces nouvelles compétences mettant l'accent sur travail en équipe, l'écoute et la communication ou encore l'organisation, et qui renforceront non seulement la culture de l'entreprise mais aussi son organisation agile.

Peu importe les métiers, la capacité à communiquer à l'oral ou l'écrit dans le but de diffuser des informations ou de convaincre, reste une compétence appréciée des recruteurs. Une plus-value qui peut très bien faire la différence entre deux candidats à diplômes équivalents.

Lire aussi : L'entreprise et les nouvelles compétences : sans data scientists, point de salut ? 

Susan Nilsson / Ants

A la recherche de compétences techniques basiques mais solides

Au-delà des soft skills, les compétences "techniques" sont également toujours scrutées de manière attentive :

  • Analyser des données quantitatives
  • Développer une connaissance technique en relation avec le poste
  • Utiliser des logiciels et du matériel informatique
  • Elaborer et éditer des rapports

L'importance accrue de la compétence analytique de données quantitatives se confirme. Cette aptitude permet non seulement une connaissance des outils informatiques et numériques mais surtout, implique de savoir transformer les données en connaissance intuitive pour permettre une meilleure prise de décisions en temps réel.

Le deuxième point important concerne la capacité à apprendre des savoir-faire techniques. Les recruteurs n'attendent plus des jeunes diplômes des connaissances techniques abouties -hormis pour les métiers très spécialisés- mais privilégient la capacité à apprendre, tout au long du parcours professionnel.

Le recrutement par compétences prend le pas sur le recrutement par diplômes

Bonne nouvelle pour les jeunes diplômés : la majorité de ces compétences peuvent être acquises peu importe le cursus suivi.  Le tout est de savoir communiquer clairement sur ces compétences, notamment en démontrant leur maîtrise dans une lettre de motivation et un CV, ou encore lors d'un entretien. Projets développés en équipe, petits jobs d'été ou stages : tout est bon pour prouver sa capacité à travailler en équipe, prendre le lead ou planifier et organiser les tâches. Reste encore à penser à décrire et détailler les tâches et objectifs réalisés et à les mettre en perspective avec les compétences tant recherchées par les recruteurs.

Finalement, que nous révèle cette étude des mutations du recrutement ? C'est bien l'approche du recrutement par compétences qui prend le pas sur le recrutement par diplômes. L'enjeu de mettre l'accent sur le savoir-être plutôt que sur le seul savoir-faire reste de savoir identifier et évaluer ces qualités et aptitudes lors des processus de recrutement.

Lire aussi : Recrutement, détection des leaders... : quand les soft skills se mettent au coeur de l'évaluation

 

Crédits image : Susan Nilsson & Marie Coleman / Flickr.com / Licences CC BY SA et CC BY-NC-SA 2.0
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