Publié le 16 mai 2011

Experis France (qui appartient à ManpowerGroup) a lancé le premier baromètre de satisfaction envers les cabinets de recrutement, une étude inédite menée par TNS-Sofres auprès des DRH et candidats. Publié ce matin dans Le Figaro, ce sondage permet de mieux connaître leurs attentes et leur jugement quant à la qualité de leurs prestations, le suivi de leurs missions et l'intégration des nouveaux collaborateurs.

Les enseignements majeurs de cette étude inédite :

  • DRH comme candidats apprécient les cabinets de recrutements, qui les satisfont (de 82 à 98 % de bonnes opinions, selon les critères) au point qu’ils les recommanderaient.
  • L’opinion de la qualité de leurs prestations est, en revanche, plus mitigée : certes, DRH et candidats s'accordent sur leur discrétion et la disponibilité des recruteurs, ils déplorent des insuffisances sur des sujets pourtant fondamentaux. Les DRH sont notamment critiques sur le manque de diversité des profils qui leur sont soumis et les déficiences d’information en matière de suivi pendant le processus de recherche. Les candidats, quant à eux, ne sont pas satisfaits quant à l’accompagnement du futur collaborateur dans la durée et la qualité d'intégration des nouveaux dans l'entreprise.

« Les cabinets de recrutement ont des progrès à faire en termes de conseil, de suivi après recrutement et d'intégration des nouveaux recrutés, ou encore de transparence dans le processus de sélection», analyse Fabrice de Saint-Sauveur, président d'Experis. Ces éléments sont en effet essentiels, puisque « l'on est de nouveau dans un marché de candidats, avec un taux de chômage de moins de 5 % chez les cadres à plus de 50 K€».

Selon Fabrice de Saint-Sauveur, ces résultats confirment deux tendances récemment identifiées dans une étude menée par Manpower auprès des DRH: ceux-ci sont « à 70 % optimistes sur l'évolution du marché de l'emploi, tout en mettant en avant deux obstacles récurrents dans leurs recrutements la difficulté à trouver la bonne compétence et la faible motivation des candidats. Auxquels s'ajoute sans doute aussi l'impression qu'on leur propose toujours le même type de profils et qu'on ne f ait aucun pari dans la sélection sur le talent des candidats ». Dans le même sens, 36% des candidats considèrent que les cabinets ne s’attachent pas à évaluer toutes les facettes de leur potentiel.

  • Ainsi, les cabinets de recrutement doivent notamment porter leurs efforts dans la lutte contre le clonage.

Le baromètre Experis-TNS Sofres contient un autre enseignement intéressant à relever : la volatilité des DRH. En effet, plus de la moitié des entreprises interrogées reconnaissent avoir fait appel a plus de trois cabinets différents sur trois ans : 53 % des DRH du panel ont travaillé avec au moins quatre cabinets différents au cours des trois dernières années, et seuls 13 % n’ont fait appel qu'a un seul cabinet sur la même période. Ceci indique une extrême concurrence au sein de la profession.

L’Atelier de l’emploi vous livre ici en détails les éléments de cette enquête, riche d’enseignements pour tous les acteurs du recrutement de dirigeants, managers et experts :

 

FOCUS DRH

 

Des DRH qui font souvent appel aux cabinets de recrutement et qui les mettent en concurrence

 

 

 

FOCUS CANDIDATS

Trop de réflexes de clonage

 

 

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