Publié le 11 mai 2012

Alors que les femmes sont largement sous-représentées dans les métiers des technologies de l'information et de la communication (TIC), l’Atelier de l’Emploi TV a rencontré Christine Lanoë, Directrice des ressources humaines d’Orange France.

Orange est en effet partenaire de l’étude Mutationnelles, une référence en matière de présence des femmes dans les métiers des sciences et de l’ingénierie, dont la dernière édition s’inquiétait notamment de la baisse du nombre de femmes dans les écoles d’ingénieurs (seulement 20% des effectifs aujourd’hui), particulièrement sensible dans la filière des « sciences et technologies de l’information et de la communication ».

Selon Christine Lanoë, les campagnes de promotion ne suffisent pas : dans les métiers technologiques comme dans les entreprises en général, d'autres actions sont indispensables aux progrès de la mixité. Voici son interview.

Attractivité, accès aux responsabilités, parcours professionnels, éveil des enfants et pédagogie : de nombreux chantiers pour les métiers technologiques

Pour contrer une tendance encore plus préoccupante à l’heure de la pénurie de compétences numériques, des campagnes de promotion de l’image ces métiers ont été développées afin d’améliorer leur attractivité auprès des femmes, notamment les plus jeunes. Christine Lanoë prend pour exemple le concours Science Factor qui vise à susciter plus de vocations scientifiques chez les lycéennes. Elle juge toutefois que, si ces campagnes sont nécessaires, elles sont insuffisantes :

Renouvellement des générations, engagement des dirigeants, plafond de verre, quotas et mentoring : les voies d'un progrès de la mixité dans les entreprises

Par ailleurs, Christine Lanoë souligne que, si les écarts de rémunérations persistent dans bien des secteurs, elles tendent à se résorber dans les télécommunications – secteur qui connaît aujourd’hui une « relative parité ». Au-delà d’une politique particulièrement volontariste d’entreprises proches du grand public, elle explique cette heureuse particularité par le renouvellement des générations - notamment dans les métiers de production de contenus.

Interrogée sur la faible présence des femmes dans les instances dirigeantes des entreprises (9% dans les comités de direction) et l’importance des écarts (supérieurs à 10%) en termes d’importance de budgets à gérer, Christine Lanoë met en avant des éléments essentiels aux progrès :

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