Publié le 28 juillet 2017

Dans le cadre de son étude « Global Candidate Preferences Survey », ManpowerGroup Solutions est allé à la rencontre de milliers de candidats en recherche active d’emploi et les a interrogés sur leurs critères de sélection des entreprises. Objet d’un nouveau livre blanc, l’un des enseignements majeurs concerne la flexibilité au travail, citée de manière exponentielle par les répondants, tous pays, sexes et âges confondus. Il appartient donc aux entreprises de bien comprendre et d’intégrer ces nouvelles attentes pour rester attractives et en phase avec les besoins de leurs collaborateurs d’aujourd’hui comme de demain.

La présence physique des collaborateurs sur le lieu de travail a longtemps été considérée comme essentielle aux bons résultats d’une entreprise. Mais les usages ont considérablement évolué : aujourd’hui, 63% des candidats en recherche active d’emploi considèrent qu’ils n’ont pas besoin d’être assis derrière leur écran, à leur bureau, pour s’acquitter de leur charge de travail.

En permettant l’émergence de la digital workplace, les avancées technologiques ont complètement changé la donne. La flexibilité est donc devenue un enjeu de taille pour les organisations, et celles-ci sont ainsi de plus en plus nombreuses à proposer à leurs salariés des arrangements autour du temps ou du lieu de travail.

Comprendre cette demande, c’est aussi se donner les moyens d’attirer et de fidéliser les talents, dans un contexte de forte compétition mondiale. Alors, qu’entend-on exactement lorsqu’on parle de flexibilité ? Qui sont les candidats les plus concernés par cette nouvelle demande ? Comment les entreprises peuvent-elles se saisir de cette problématique pour en tirer avantage ?

Dans le cadre du « Global Candidates Preferences Survey », ManpowerGroup Solutions a interrogé 14 000 candidats en recherche active d’emploi, âgés de 18 et 65 ans, sur leurs préférences en matière de flexibilité. Riche d’enseignements, cette étude menée dans 19 pays identifie aussi plusieurs pistes à suivre pour être pleinement en phase avec les nouvelles attentes des candidats.

La flexibilité toujours plus recherchée

Premier fait marquant : en 2016, la flexibilité au travail s’impose plus que jamais comme un critère de décision important auprès des 14 000 candidats en recherche active d’emploi interrogés par ManpowerGroup. Dans certains pays, le facteur « flexibilité » a même progressé de manière impressionnante, à hauteur de 20 à 30%, en un an seulement. Désormais, pour près de 40% des personnes interrogées, la flexibilité fait partie des trois critères de décision principaux en matière de carrière.

Horaires flexibles, possibilité de temps partiel, télétravail, congés payés ou sabbatiques… si la notion de flexibilité recouvre des réalités diverses chez les candidats interrogés, 26% des répondants citent en premier lieu la souplesse en matière d’horaires, suivie de près (22%) par la possibilité de travailler depuis chez soi ou tout autre endroit qu’ils auraient choisi.

A noter que les préférences varient significativement en fonction des pays et des situations locales. Aux Etats-Unis, par exemple, où la pratique fait son chemin, la demande s’accélère en matière de congés payés illimités. Aux Pays-Bas, 20% des candidats interrogés plébiscitent le temps partiel. En Argentine, où le réseau de transports publics reste assez peu fiable, le télétravail est, en toute logique, particulièrement prisé.

Un critère qui transcende genre, âge et secteur

Autrefois principalement associée au salariat féminin, la flexibilité est en passe de s’affranchir de la question du genre. Dans la plupart des pays sur lesquels porte l’étude, les candidats masculins sont de plus en plus nombreux à citer le facteur « flexibilité » dans leurs critères de choix d’une entreprise. Une progression qui se fait particulièrement remarquable en Australie (+ 12% par rapport à 2015) ou aux Etats-Unis (+ 7%).

D’une façon plus large, toutes les générations sont concernées. Conscients à 84% que leur carrière ne sera pas linéaire, la majorité des millenials interrogés citent la flexibilité comme un critère de taille dans le choix d’une entreprise par rapport à une autre. Chez les baby-boomers (50-65 ans), on note que la flexibilité leur a permis d’adapter leur emploi du temps et de continuer à travailler, parfois à temps partiel, même après l’âge de la retraite. Ils la plébiscitent donc largement.

Enfin, si la « Global Candidate Preferences Survey » met en lumière certaines différences liées au secteur d’activité des personnes interrogées, tous sont concernés par cette demande de plus en plus forte.

Un levier stratégique pour les entreprises

Face à cette tendance de fond, les entreprises ne peuvent plus faire la sourde oreille. Elles doivent se saisir de cette opportunité pour adapter leur stratégie, et ainsi agir sur leur capacité à attirer, recruter et fidéliser les talents au sein de leur organisation. Bref, sur leur marque-employeur.

Mais attention à ne pas brusquer les équipes ! Une transition d’une telle ampleur ne peut pas se faire en un claquement de doigts. Par ailleurs, les propositions en matière de flexibilité doivent être pensées en fonction des spécificités locales. Les équipes dirigeantes et les professionnels des Ressources Humaines doivent donc instaurer un dialogue avec leurs collaborateurs pour mettre en place des mesures qui correspondent vraiment à leurs besoins.

 

>> Retrouvez l’intégralité de l’étude (en anglais), sur manpowergroupsolutions.com.

 

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