Publié le 24 septembre 2015

ÉVÈNEMENT. Eduquer, entreprendre, créer, connecter, innover, vivre ensemble... Jeudi 8 octobre, la Fondation ManpowerGroup donne la parole aux acteurs de  « La France Qui Vient » lors d'une journée exceptionnelle. Avant-première sur l'Atelier de l'Emploi.

Ce sont des personnalités issues du monde de l'entreprise mais aussi de sphères artistiques et associatives qui partageront et débattront autour des six grands thèmes de "La France Qui Vient".

Aujourd'hui, l'Atelier de l'Emploi vous propose de préparer cette journée de réflexion sur le thème "Créer" avec un focus sur la France des défricheurs, ceux qui n'ont pas peur de passer à l'action et de tenter de faire bouger les lignes. Tour d'horizon avec les invités de la #FranceQuiVient

>>>>>  Inscrivez-vous dès maintenant à l'évènement ! <<<<<<<

Axelle Tessandier : "L'état d'esprit Maker fait un bien fou à la France !"

Consultante et fondatrice d'AXL Agency @axelletess

axelle_tessandierVivant en la France et les États-Unis et se définissant volontiers comme une "Digital Hippie", Axelle Tessandier, ancienne directrice du marketing de la branche américaine de Scoop.it, a fondé sa propre société, AXL Agency, il y a 3 ans. "Mini think-tank", l'agence reflète la personnalité de sa fondatrice, inclassable et incollable sur les enjeux du numérique, du management de l'innovation et de la génération Y. Consultante, elle partage son expertise avec des entreprises de l'hexagone comme My Little Paris ou Puma - et ses capacités d'évangéliste numérique pour défendre les nouveaux usages.

"Quand on est une personne curieuse, c’est difficile de ne pas être passionnée par cette révolution numérique!" explique Axelle Tessandier, "Non seulement cela représente un accès incroyable à des informations et connaissance du monde entier mais aussi à l’Autre, où qu’il soit. Cela change notre rapport au monde. On peut créer un projet beaucoup plus vite; s’engager, rencontrer nos communautés d’intérêt, contribuer. On a les moyens de nos rêves !".  Personnalité haute en couleur, Axelle Tessandier diffuse son énergie autour d'elle et participe à cette révolution dont elle dit tant de bien. Le numérique et la révolution Maker, un remède à la crise ? "Je me demande parfois si ce contexte difficile ne donne pas parfois un pouvoir de créativité encore plus fort. On doit être plus ingénieux, plus dans l’action, faire, tenter."

Christophe Nicot : "Le numérique ne doit pas concerner que les grandes capitales mondiales et régionales"

Directeur général de l'agence Madeeli @NicotChristophe

Christophe Nicot - MadeeliIngénieur physicien de formation, Christophe Nicot a pris la tête de Madeeli, l'agence du développement économique, de l'export et de l'innovation en Midi-Pyrénées en février 2015. Auparavant directeur général de MPI, l'agence régionale de l'innovation de Midi-Pyrénées -  fusionnée avec Midi-Pyrénées Expension pour devenir Madeeli - ce spécialiste de l'innovation a travaillé plusieurs années dans le secteur de l'industrie, notamment chez SNR Roulements, une filiale de Renault, où il a passé 15 ans.

"Le numérique dans la région Midi-Pyrénées, ce ne doit pas être que Toulouse !" En 2014 déjà, Christophe Nicot voulait créer des passerelles entre les entreprises des huit départements de la région pour faire sortir les champions du numérique de la ville rose et activer un réseau international : "Sur le territoire, nous avons un corpus de 200 entreprises et 18 laboratoires de recherche. Notre but est de les mettre en réseau localement et au niveau européen."

Aujourd'hui, avec Madeeli - Mon Agence de Développement Economique, de l'Export et de l'Innovation -, Christophe Nicot a pour mission de  "favoriser l'accueil, l'innovation et la croissance des entreprises et de renforcer l'attractivité du territoire régional". Cela passe par exemple par le soutien d’initiatives comme Rezopep, réseau de pépinières d'entreprise, MidInnov, une journée de rencontres autour de l'innovation ou Entreprendre Midi-Pyrénées, une plateforme dédiée à l'entrepreneuriat dans la région.

> Lire aussi : Entre croissance et chômage record : les paradoxe de la région Midi-Pyrénées

 

Philippe Robinet : "La montée du numérique bouscule les règles du jeu et impose l'émergence de nouveaux modèles éditoriaux"

Editeur aux Editions Kero @PhilippeRobinet

Philippe Robinet, Editions KeroChevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, Philippe Robinet a cofondé Oh!Editions et le quotidien InfoMatin avant de lancer les éditions Kero. Diplômé de l'IEP Grenoble et de l'université de Berkeley, il enseigne chez HEC-Entrepreneurs et au Conservatoire national des arts et métiers et a été nommé au conseil d'administration du MOTif, l'observatoire du livre et de l'écrit de la région Ile-de-France en janvier 2013.

"Écrire la vie pour commencer à la changer"... En 2011, Philippe Robinet crée le Labo des histoires, des ateliers d'écriture créative gratuits destinés au moins de 25 ans où interviennent des écrivains, éditeurs, bibliothécaires ou enseignants - comme Alexandre Jardin qui participe également à la journée de #LaFranceQuiVient -, Michel Ocelot ou Flore Vasseur. La caractère innovant et l'utilité sociale de ce projet lui ont permis de recevoir le label La France s'engage.

L'innovation, Philippe Robinet la recherche aussi dans son activité d'éditeur. C'est autour d'une approche remettant l'auteur au centre du projet qu'il a créé les éditions Kero. Pour "réinventer le modèle de la maison d'édition autour d'une nouvelle modernité du rapport à l'auteur et au lecteur", Kero propose aux auteurs de nouvelles formes de contrats, en termes de taux, durée et droits dérivés, ainsi que des accès en temps réel aux chiffres de tirage et de vente de leurs livres et un soutien publicitaire, presse et marketing pour chaque publication.

 

Philippe Nicolas : "Aux Nation Unies, un lieu de grande ouverture, j'ai pris conscience de la cote d'amour monstrueuse de la France dans le monde"

Directeur du Centre National de la Chanson de Variété et du Jazz @PhilippeNicola

philippenicolasAdministrateur civil, Philippe Nicolas a été co-président du journal Libération, membre du directoire et directeur financier d’Euro Média Group, membre du comité exécutif et directeur financier de France Télévisions où il restructure le pôle thématique (fusion de Mezzo et de Muzzik), collaborateur de Dominique Strauss-Khan et Christian Sautter au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, membre de la commission permanente de la France aux Nations-Unies et créateur de start-ups. 

Essec-Enarque passé par SciencesPo et Assas, Philippe Nicolas est arrivé à la tête du CNV avec une mission : aider cette filière atomisée à s'adapter à la révolution numérique, et "trouver de nouveaux modèles économiques ou à obtenir nécessaires à son développement". On le sait, l'industrie musicale a été frappée de plein fouet par la révolution numérique - et elle n'y était pas préparée ! Chez France Télévision, Nicolas relève le défi de contribuer à créer une dynamique nouvelle : "France Télévisions était en quelque sorte une start-up, précise-t-il. Dans le holding, nous étions quinze... Mais le challenge était de faire travailler ensemble des chaînes habituées depuis toujours à être concurrentes !" Une dynamique de collaboration entre les chaînes qui portent ses fruits aujourd'hui - et qui permet à Philippe Nicolas de présenter une véritable expertise dans la création d'écosystème et d'encouragement des nouvelles formes de collaboration.

Isabelle Ginestet-Naudin : "L’action à destination des entreprises a tant évolué ces 15 dernières années, et encore plus avec la création de Bpifrance !"

Directrice des fonds sectoriels de la BPI France @iginestet1

habillage_Isabelle_Ginestet_NaudinAprès un début de carrière au sein de la direction des activités bancaires et financières de la Caisse des Dépôts (1991), Isabelle Ginestet-Naudin devient successivement directrice générale adjointe stratégie et développement de CDC Entreprises (2003), directrice générale déléguée du fonds Patrimoine et Création (2006), directrice générale déléguée du capital développement direct de CDC Entreprises (2009). Depuis 2015, elle est directrice du pôle des fonds sectoriels et membre du comité de direction fonds propres PME (depuis 2015) de BPIfrance et se passionne chaque jour un peu plus pour l’innovation créatrice.

L'enthousiasme autour du phénomène Start-up ne tarit pas. La BPI France en est l'exemple, elle qui est devenue, depuis sa création, "un réseau social d'entrepreneurs, avec une banque au-dessus" selon les mots de Nicolas Dufourcq. Fusion du Fonds stratégique d'investissement, de CDC Entreprises et d'Oseo en 2012, la banque des PME a accentué ses engagements financiers. Plus qu'un simple pourvoyeur de capitaux, la BPI a fait sa mutation : accompagnatrice de start-up, elle propose une large panoplie de services allants du conseils à l'organisation d'évènements. Vivement la suite !

Pierre Gohar : "L'objectif de Paris-Saclay est de figurer dans les dix premiers campus internationaux, en matière de recherche, formations et innovations."

Directeur délégué de l'Innovation à Paris Saclay @Pierre_Gohar

pierre-goharDirecteur délégué à l’innovation et aux relations avec les entreprises de Paris Saclay, Pierre Gohar gère et anime l’écosystème de l’innovation sur le site Paris-Saclay. Docteur en génie des procédés de l’Ecole des Mines, il rejoint le CEA en 1986 et le quitte après 5 ans de recherches pour devenir chargé d’affaires de l’Anvar, qui deviendra Oséo. Ensuite, il créé sa startup qu'il revend 3 ans plus tard, avant de prendre la direction d’un incubateur d’entreprises innovantes qu’il pilotera pendant 7 ans. Ensuite, direction le monde de l'Université et de la Recherche : d'abord directeur à la valorisation à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC), il rejoint le CNRS en 2010.

"Je me suis impliqué dans les actions d’innovation et de valorisation depuis le tout début des années 90. Ce qui fait aujourd’hui près d’un quart de siècle !" raconte Pierre Gohar, qui combine des expériences dans la recherche, dans les universités et dans le monde des Start-ups. Une combinaison qui lui apparaît comme capitale, lui qui aujourd'hui continue son travail de créateur d'écosystème au sein de Paris Saclay : "Je considère qu’aujourd’hui, Paris-Saclay est, en France, le seul territoire réunissant tous les ingrédients propices à la fertilisation de son écosystème. Il n’y en a tout simplement pas d’équivalent !". Une Silicon Valley à la française ? Non, pour Pierre Gohar, vouloir dupliquer des modèles et des écosystèmes est un non-sens : "Il est clair que la Silicon Valley est un écosystème particulier, avec ses propres caractéristiques, liées à son contexte aussi bien géographique qu’institutionnel ou culturel. Il faut donc renoncer à croire qu’on pourrait le cloner ailleurs, fût-ce à Paris-Saclay. A chaque écosystème ses particularités". Et sa singularité, bien évidemment.

Crédit image : Chris Marquardt / Official LeWeb Photos CC BY 2.0

 
Cet article vous a intéressé ? Partagez-le !