Publié le 30 novembre 2015

EN DATA. Le e-learning s'est peu à peu fait une place dans les offres de formation. Aujourd’hui, un nouveau baromètre vient confirmer une tendance lourde : les entreprises sont une large majorité à passer à la formation digitale.

« L’étude de l’Afinef vient confirmer une tendance de fond que nous constatons tous les jours chez nos clients : les entreprises sont en train de pivoter massivement vers la formation digitale avec une croissance exceptionnelle du taux d’utilisation du e-learning », explique Pierre Berthou, vice-Président de FuturSkill, spécialiste de la formation et marque de ManpowerGroup.

Le constat du nouveau baromètre de l’Afinef (Association française des industriels du numérique, de l’éducation et de la formation), conduit sur un panel de 200 entreprises entre mai et septembre 2015, est sans appel : l’e-learning est unanimement adopté quels que soient les secteurs d’activités. Une entreprise sur dix y a recours et pour 60% d’entre elles, ce virage a été adopté depuis plus de trois ans déjà.

Pourquoi ? Le e-learning perçu plus efficace... et levier d’économies

« Les organismes de formation qui rateront le virage du digital n’existeront plus demain », explique Pierre Berthou, vice-Président de FuturSkill. Miser sur la digitalisation de la formation n’est plus une question d’avantage concurrentiel, mais de survie pour les entreprises.

Les raisons qui motivent ce choix sont multiples :

  • Le premier argument cité est financier : 63% des entreprises répondent être intéressées par la réduction et l’optimisation des coûts de formation que permettent ces outils digitaux. -
  • Le deuxième argument est qualitatif : 56% des structures interrogées affirment que l’e-learning est une solution de formation efficace qui permet d’améliorer la qualité.
  • Le troisième argument est organisationnel : 54% des entreprises estiment que l’e-learning permet de déployer leurs formations à une plus large échelle d’actions.

Les motivations les plus souvent invoquées sont, ainsi, le plus souvent liées à l’impact financier de la digitalisation, de l’optimisation des coûts de formation (63%) à la formation de plus de salariés tout en gardant un budget constant (54%).

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Comment ? Vers plus de sur-mesure et d’échanges entre pairs

En 2015, 2 domaines sont particulièrement prisés pour la formation en e-learning : les formations techniques, ou formations métiers (67%) qui permettent, jour après jour, de faire reculer l’obsolescence des compétences et de se mettre à jour. Sans surprise, informatique et bureautique arrivent en deuxième position à 64%, soulignant le soucis des salariés d’être acteur du mouvement de transformation des entreprises.

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Certains outils sont privilégiés en 2015. Deux grandes catégories se dégagent de ces tendances :

  • D’une part, le besoin d’une formation adaptée, voire sur-mesure. Ainsi, parmi les outils les plus usités pour déployer une stratégie d’e-learning, on retiendra les cours sur-mesure qui réalisent une des plus belles progressions de 2014 à 2015 en passant de 49% à 75% des répondants. Le mobile learning pousse plus loin encore l’idée de la formation individuelle, et passe cette année de 10% à 60% des répondants.
  • D’autre part, les plateformes qui favorisent le peer coaching et les échanges sont à l’honneur, avec une progression importante des classes virtuelles (de 40% à 67%) et des réseaux sociaux d’entreprise (de 29% à 60%).

Des freins au e-learning qui se réduisent encore en 2015

Les freins à l’expansion de ces techniques sont, pour l’essentiel, d’ordre culturel (45%), technique (34%) ou encore budgétaire (34%). Pour 55% des entreprises interrogées, la poursuite de la réforme de la formation professionnelle doit inciter à recourir de plus en plus aux outils numériques pour les formations, en particulier :

  • rendre la formation plus accessible au plus grand nombre (64%),
  • dispenser des formations innovantes (54%),
  • améliorer l’attractivité des offres de formation (51%),
  • suivre sa formation en dehors du temps de travail (49%).

« On constate aussi que la réforme de la formation professionnelle accélère le phénomène. En faisant sauter certaines obligations légales, elle a incité fortement les entreprises à se tourner vers des offres digitales », conclut Pierre Berthou, de FuturSkill.

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