Publié le 22 avril 2021

Le rapport 2020 du Forum économique mondial sur l'avenir de l'emploi l’affirme : au travail, les savoir-faire techniques ne suffisent plus ! Face à l’automatisation et aux progrès de l’intelligence artificielle, les qualités personnelles ou « soft skills » sont devenues centrales. Créativité, communication, résilience, ces gages de savoir-être sont d’autant plus nécessaires que la crise sanitaire a accéléré l’évolution des attentes au sein des entreprises. D’après le Forum, 50% des salariés devront adapter leurs compétences d’ici 2025. Dans quelle direction ? Voici le top 5 des soft skills les plus recherchées.

 

Top 1. La pensée analytique et la capacité d’innovation

Dans un monde de plus en plus complexe, la pensée analytique et la capacité d’innovation servent à identifier tous les éléments d’un problème, comprendre les corrélations entre ces différents éléments et trouver des solutions pertinentes pour en sortir. Ces qualités sont particulièrement recherchées au moment de conduire de grands projets. Ils regroupent de nombreux intervenants et nécessitent d’évaluer la situation, de fixer des priorités et de tenir compte des besoins de toutes les parties prenantes.

 

Top 2. Le pouvoir d’adaptabilité et d’apprentissage en continu

Depuis quelques années, l’entreprise et son environnement évoluent de plus en plus… et de plus en plus vite. Pour rester compétitives, les entreprises doivent se réinventer, imaginer de nouvelles offres, utiliser de nouveaux outils, dire adieu à certains métiers pour en intégrer de nouveaux. Face au changement, la capacité individuelle à s’adapter aux transformations de l’entreprise et développer de nouvelles compétences témoigne d’un esprit à la fois constructif et positif qui est devenu clé pour la réussite professionnelle.

 

Top 3. La capacité de résolution des problèmes complexes

Voilà une soft skill que la crise sanitaire a particulièrement valorisée. Comment, par exemple, préserver l’activité de l’entreprise avec des équipes assignées à résidence chez elles ? Avec des magasins fermés, par quel canal proposer ses produits ? Devant une situation difficile ou inédite, les employeurs attendent de pouvoir compter sur certains de leurs collaborateurs pour évaluer un problème, le structurer, identifier des solutions pertinentes et enfin prendre les décisions permettant de conduire la mise en œuvre efficace d’un plan d’action.

 

Top 4. La pensée et l’analyse critique

L’évolution rapide des métiers, méthodes et outils fait naître des problèmes nouveaux au sein de l’entreprise. Pour prendre les meilleures décisions dans un contexte changeant et soumis à un flux très important d’informations, il est essentiel de savoir raisonner et questionner son environnement. Cette qualité est complémentaire à la pensée analytique, notre Top 1, elle va même au-délà. La première est une vision pragmatique d’une problématique permettant des réponses structurées. Celle-ci est la capacité à remettre en question, à instaurer un doute raisonnable pour mieux anticiper. Cela implique une ouverture d’esprit et une curiosité intellectuelle qui permettent de croiser les informations pour mettre les besoins de l’entreprise en perspective. Au moment d’imaginer les axes d’une stratégie business par exemple, l’analyse critique préserve de toute pensée uniforme pour trouver des solutions innovantes servant au mieux les intérêts de l’entreprise.

 

Top 5. La créativité, l’originalité et la prise d’initiative

Pour faire face aux nouveaux défis, l’association de ces 3 qualités constitue un trio gagnant qui illustre la capacité d’engagement d’une personne : oser, s’affranchir des idées classiques et savoir-faire de vrais choix. La créativité et l’originalité seront des facteurs de différenciation qui favoriseront la compétitivité de l’entreprise et se concrétiseront avec la prise d’initiative.

 

Dans le rapport du Forum économique mondial, quatre de ces cinq soft skills appartiennent à la catégorie « Résolution de problèmes ». C’est une répercussion directe des effets de la crise sanitaire qui a mis en exergue, de façon parfois très brutale, la nécessité pour les entreprises d’avoir des collaborateurs toujours plus orientés vers les solutions. Bonne nouvelle : si certaines soft skills sont héritées d’un environnement social, familial ou économique, il est toujours possible de les développer pour préserver son employabilité et faire progresser sereinement sa carrière professionnelle.

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