Publié le 19 mai 2021

L’été approche, et avec lui un événement unique, gratuit et ouvert à tous : le Big Tour. Présent dans 24 villes de France du 16 juillet au 20 août, c’est l’occasion pour de nombreux Français et entreprises locales de se rencontrer dans une ambiance détendue. Un événement hors cadre répondant à l’année qui vient de s’écouler où sortir des sentiers battus est devenu symbole d’opportunités. Un moment clé pour Bpifrance et ManpowerGroup, partenaires depuis plusieurs années pour promouvoir les métiers de l’industrie et l’inclusivité. Rencontre avec Patrice Bégay, Directeur Exécutif Communication de Bpifrance et Alain Roumilhac, Président de ManpowerGroup France et Président de la Fondation Agir Contre l'Exclusion.

Comment a commencé la collaboration entre Bpifrance et ManpowerGroup ?

Patrice Bégay : Cela a débuté en 2019 lors du French Fab Tour que nous avions lancé pour promouvoir l’industrie, susciter des vocations chez les jeunes, proposer des offres d’emploi et co-construire l’industrie de demain. Ce partenariat qui nous unit est un contrat de proximité qui s’est renforcé avec le temps, avec des actions de terrain pour être au plus proche de nos publics respectifs. Aujourd'hui, ManpowerGroup est présent à tous nos grands événements tels que le Big Tour, la grande tournée de la relance et de la confiance, mais aussi Bpifrance Inno Génération, le plus grand rassemblement d’entrepreneurs d’Europe.

Alain Roumilhac : Nous sommes des vecteurs d’insertion dont le but est d’aider les entreprises à se développer et les Français à trouver un emploi pérenne. Pour ce faire, nous misons sur une approche territoriale. Le Big Tour, c’est aller à la rencontre des Français, là où ils se trouvent, pour leur ouvrir des perspectives nouvelles. Aussi, lorsque l’an dernier Patrice a déclaré que face à la pandémie, nous ne devions pas relâcher nos efforts, en phase avec nos convictions, nous avons décidé de le suivre à nouveau en participant au Big Tour.

 

En route pour un Big Tour 2021 ?

P.B : L’été dernier, 19 millions de personnes ont suivi le Big Tour en physique et en digital avec plus de 77.000 interactions sur les réseaux sociaux. Ce succès nous a prouvé l’engouement que suscite l’entrepreneuriat français. Il était donc tout à fait logique de renouveler l’opération cette année avec une tournée de 24 dates, plus écoresponsable, encore plus proche des territoires, des Français et des entrepreneurs. La tournée de la libération, la tournée de la relance, la tournée de la confiance.

A.R : Sans aucun doute. C’est un événement que nous aimons beaucoup, car il est tourné vers le public. Cela nous permet d’aller à la rencontre de ceux qui nous connaissent un peu moins pour leur expliquer comment nous pouvons les aider et accompagner. La mise en place l’an dernier a été compliquée, pourtant nous avons eu de bons résultats. Cette année, nous allons être plus ciblés dans notre approche pour être en contact avec un plus large public, que ce soit en distanciel ou en physique, et leur montrer toutes les options qui s’offrent à eux (alternance, CDI, intérim, formations…).

 

Quelle est votre vision commune ?

A.R : L’inclusion est dans notre ADN. L’intérim est l’un des meilleurs outils pour accéder au marché de l’emploi. Notre objectif est d’accompagner progressivement les intérimaires vers un emploi stable lorsqu’ils le souhaitent, en leur ouvrant des opportunités et en les formant pour les diriger vers les secteurs en forte demande. Nous devons être encore plus présents à l’heure où une crise sanitaire se transforme en crise sociale : nous nous engageons auprès de tous et plus particulièrement des jeunes.

P.B : En effet, aujourd’hui, l’inclusion et l’accessibilité à l’emploi sont des enjeux majeurs qui nous concernent tous. En tant que banque des entrepreneurs, Bpifrance se doit d’accompagner toutes les entreprises dans leurs recrutements, car assurer les emplois de nos entreprises est aussi un moyen de servir l’avenir. C’est pour cela que nous sommes convaincus qu’en soutenant la jeunesse, nous soutenons l’avenir du pays et de toutes nos entreprises.

 

Quel message avez-vous pour les jeunes face à la crise ?

P.B : Je crois qu’il y a deux messages importants à faire passer. D’abord auprès des entreprises pour leur dire qu’elles doivent investir dans la jeunesse, car investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir. Recruter est un moyen d’apporter un nouveau souffle à l’entreprise. Cela peut faire peur, mais oser le changement, c’est bouger les choses et avancer dans la bonne direction.
Puis, nous devons dire aux jeunes de croire en eux et d’oser. Il y a un vrai message d’optimisme à faire passer. C’est le moment de valoriser les petites entreprises qui font vivre nos territoires et d’attirer les jeunes vers des secteurs qu’ils pourraient avoir tendance à négliger.

A.R : Je n’aurais pas mieux dit. Nous sommes passés d’un message d’espoir à un message d’optimisme. Toutes les entreprises ne rencontrent pas les mêmes problématiques face à la crise, avec d’un côté celles en grande difficulté et de l’autre, celles qui peinent à recruter. Notre rôle est de comprendre ces besoins sur les différents bassins d’emplois et d’accompagner le transfert des compétences. C’est ainsi qu’ensemble, avec les entreprises, nous construisons des opportunités et des carrières. Il existe de nombreuses opportunités. Charge à des entreprises comme la nôtre ou des acteurs publics de former les jeunes sur les domaines en croissance. Mon message aux jeunes est simple : ne vous censurez pas si vous pensez ne pas avoir toutes les compétences, montrez votre motivation et il y aura des gens pour vous tendre la main.

 

Le Volontariat Territorial en Entreprise (VTE) est-il l’outil d’aide à l’emploi des jeunes à privilégier ?

P.B : Le VTE est une vraie opportunité, à la fois pour les jeunes et pour les dirigeants. C’est un dispositif donnant-donnant, qui permet à un jeune diplômé d’accéder à un poste à hautes responsabilités, comme bras droit du dirigeant, au sein d’une belle PME/ETI française. Le dirigeant quant à lui, bénéficie d’un regard neuf, d’une énergie nouvelle : celle de la jeunesse et ça, ça n’a pas de prix. C’est un excellent moyen de dynamiser les régions et les villes.

A.R : ManpowerGroup s’est engagé auprès de Bpifrance à signer 500 VTE pour soutenir l’emploi de la jeunesse dans nos territoires. Nous avons décidé de mobiliser l’ensemble de nos équipes pour qu’elles en fassent la promotion auprès des jeunes et des entreprises à travers notre réseau de 700 agences sur l’ensemble du territoire.

 

Et demain ?

P.B : Je pense que cette crise aura été bénéfique pour nos territoires, car elle nous a fait prendre conscience de leur attractivité. Demain, de plus en plus de personnes auront envie de chercher un travail ailleurs que dans les grandes villes. Aujourd’hui, nous devons réellement insister sur cette nouvelle dynamique à travers des dispositifs comme le VTE, par une communication terrain et par des partenariats de proximité et de confiance, comme celui que Bpifrance entretient avec ManpowerGroup.

A.R : Personnellement, je serais partant pour une nouvelle opération French Fab. Aller dans les petites villes, à la rencontre de ceux qui sont le plus en difficulté et face à moins de possibilités en associant les pouvoirs publics. Agir sur les territoires est un sujet majeur et le sera d’autant plus en sortie de crise. Patrice, si vous refaites ce tour de France, nous serons là !

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