Publié le 19 juillet 2012

PSA - carte des sites touchés par le plan social

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En surcapacités de production par rapport à la demande française, PSA Peugeot-Citroën s’apprête à supprimer près de 8000 postes, soit plus de 12% de ses effectifs en France. L'Usine nouvelle donne des précisions, sous forme de carte et de tableau, quant aux sites et aux types de postes concernés. On sait notamment que la SNCF s'est mise sur les rangs pour récupérer des employés qualifiés de PSA, notamment des électriciens, des mécaniciens ou des spécialistes d'ingéniérie.

La décision de fermer le site d'Aulnay, notamment, a été beaucoup commentée ; la direction du groupe l'a récemment justifiée par une analyse combinée des impacts économiques et sociaux : pour réduire "durablement la surcapacité de production dans le segment" des citadines - sur lequel la demande française serait insuffisante -, la fermeture d'Aulnay s'imposerait ; par rapport à l’arrêt d’un autre site en France ou à l’étranger, c'est l'option qui nécessiterait le moins de nouveaux investissements et qui permettrait le plus de reclassements.

Pour sauvegarder l'emploi, un "projet de reconquête locale" et des mobilités

Sachant que la Citroën C3 est aussi fabriquée à Poissy, ce scenario rendrait possibles "des mobilités au sein de la région parisienne, alors que les autres scénarios entraîneraient des mobilités interrégionales plus difficiles à réaliser à grande échelle" - un sujet sur lequel le DRH de Bouygues Construction avait confié ses difficultés à l'Atelier de l'Emploi TV. 1500 reclassements à Poissy seraient ainsi envisagés.

Conscient de l'impact de la décision sur le bassin d'emploi du site, Philippe Varin, président du directoire du constructeur automobile, a aussi annoncé un "projet de reconquête locale" : son groupe va aussi "aider à créer" 1500 emplois à Aulnay. Pour les salariés qui n'auraient pu être reclassés ni à Aulnay ni à Poissy, les syndicats "comptent sur les réseaux de membres du directoire passés par EADS ou la SNCF" selon l'Usine nouvelle. La Fédération des Industries Mécaniques (FIM), confrontée à une pénurie de main-d'oeuvre, serait en train de travailler à des projets de reclassement.

Vers des reconversions dans l'énergie éolienne à Rennes ?

Sur le site de Rennes, les salariés concernés (1219 emplois liés à la production, 288 emplois à la recherche & développement) vont devoir faire un choix entre le reclassement sur d’autres sites, la création d’entreprise, la reconversion ou la retraite. Un responsable syndical (Unsa) annonce vouloir inciter - au travers de la cellule de reclassement - "un maximum de personnes à se tourner vers [...] les métiers de l’éolien en mer". Des mobilités "fonctionnelles" qui permettraient de dépasser les lacunes de la mobilité géographique : la région Bretagne se développe sur le secteur éolien qui offre de nombreuses opportunités d’emplois (+19 % d'emplois en 2010, malgré la crise) ...

Eco-activités_emplois-2010

L'emploi dans les "éco-activités". Cliquez pour agrandir

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