Publié le 12 septembre 2011

"Dans les démocraties, le chômage fait les élections. La question sera un thème central du prochain scrutin présidentiel, le moment de rappeler ces cinq évidences..."

Voici les "cinq évidences" énumérées par Jacques Attali dans son éditorial de rentrée :

  1. La flexibilité du travail ne garantit pas l'emploi, comme le montre l'exemple espagnol, où plus du tiers des salariés sont en CDD.
  2. Le chômage n'est pas une fatalité en temps de crise, comme le montrent les Pays-Bas, où 4,3% de la population active seulement est sans emploi, et, à un moindre degré, l'Allemagne.
  3. La réduction de la durée du travail est bonne pour l'emploi: les Pays-Bas ont la plus faible durée du travail annualisée d'Europe, et l'Allemagne a développé le temps partiel au lieu de licencier.
  4. La préparation à la reconversion des chômeurs de longue durée, pratiquée massivement aux Pays-Bas, est essentielle pour lutter contre l'éloignement du marché du travail. Or, la France, comme l'Espagne, les Etats-Unis et bien d'autres pays, a mis l'accent sur la flexibilité, et pas du tout sur la sécurité.
    Et il ne faudrait surtout pas, sous prétexte d'économies budgétaires, renoncer à l'urgence de la formation des chômeurs et de l'aide à leur réinsertion, qui peut se faire à budget constant. Sinon, on passera en Europe, et en particulier en France, à une situation où, comme aux Etats-Unis, des millions de gens seront définitivement inemployables: le taux de chômage, alors, doublera.
  5. En particulier, toutes les expériences montrent qu'aider les gens sans emploi à créer des entreprises, ce qu'une proportion notable d'entre eux peut faire, coûte moins cher que de verser des allocations chômage.

Le chômage n'est pas une fatalité. Encore faut-il faire de chaque homme, de chaque femme, la vraie priorité de la politique.

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