Publié le 17 avril 2015

+ 1,2%. Selon lenquête de référence sur les attentes et les difficultés rencontrées par les employeurs en matière de recrutement pour l’année à venir, créations de postes et remplacements confondus, plus d'un établissement sur cinq envisage de recruter en 2015 (20,7% contre 19,5% l’année précédente). Un chiffre qui confirme donc une tendance à la hausse des projets de recrutements.

Les métiers qui arrivent largement en tête des projets de recrutements sont les services aux particuliers (41% des projets), devant les services aux entreprises (23%), le commerce (12%), l'agriculture (11%), l'industrie (8%) et la construction (4%). 

Les métiers les plus recherchés par les recruteurs sont...

Au niveau des recrutements en eux-même, les prévisions d'embauches exprimées par les employeurs progressent également de 2,3% en 2015, soit 38 700 projets d'embauches supplémentaires par rapport à 2014. Les métiers qui recrutent le plus, hors travail saisonnier, sont les agents d'entretien de locaux (57 000 recrutements prévus), les aides à domicile (39 800) , les aides de cuisines et employés polyvalents de la restauration (39 500) ainsi que les aides soignants (31 600) sans oublier, bien sûr, les ingénieurs, cadres d'études et chef de projets informatiques (25 487).

Les difficultés de recrutements demeurent

En 2015, 32,4% des employeurs prévoient des difficultés de recrutement, une "évolution en baisse constante depuis 2012", souligne Pôle Emploi, puisque l'on est passé de 45% en 2005 à 42,5% en 2012. Paradoxe du marché de l'emploi français, entre les 3,49 millions de demandeurs d'emploi fin février en métropole... et les milliers d'offres non pourvues.

Du côté des métiers les plus touchés, une grande diversité est à signaler, allant des régleurs (79% de recrutements difficiles) aux médecins (69%) en passant par les ingénieurs et cadres d'administration et de la maintenance en informatique (70%).

> Lire aussi : Recrutements 2014 : les pics d'activité ponctuels tirent les embauches à la hausse

Autre métier fortement marqué par des difficultés de recrutement, celui de couvreur.  Ce qui n'est pas étonnant, selon Raynal Davoust, couvreur zingueur dans les Yvelines, interrogé par Le Parisien : "Il faut être costaud, ne pas avoir le vertige, supporter la pluie et le froid. Couvreur, c'est dur, il faut que ce soit une vocation. Mais au final, le salaire est intéressant, entre 1 500 euros dans des coins isolés et 3 500 euros près de Paris". Malgré cela, sur les 3 000 offres d'emploi de couvreur zingueur disponibles dans toute la France, 71 % sont jugées difficiles à pourvoir par les employeurs.

Quelles disparités régionales ?

Le BMO propose aussi des données sur les disparités régionales, et permet de constater, cette année encore, des nuances criantes entre des régions en quête de main-d’œuvre (Sud-Est, Ile-de-France...) et des régions où l'offre est faible (Pyrénées, Indre,Corrèze, Deux-Sèvre).

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