Publié le 3 août 2012

L’autonomie est une des caractéristiques majeures du nouveau monde du travail depuis l’entrée de la « Génération Y » dans la vie active. Les « slashers » symbolisent cette nouvelle génération qui a intégré la flexibilité dans son parcours professionnel pour en faire un atout. Il y a quelque temps, L’Express est allé à la rencontre de certains de ces slashers, qui ne veulent pas « s’enfermer » dans un seul métier. Il ressort de ses portraits croisés que cette instabilité volontaire leur permet de cumuler les expériences et de développer leurs compétences transversales – essentielles aujourd’hui.

D’autres nouveaux profils ont choisi la liberté pour vivre de leur passion : les hackers. Connus comme pirates informatiques, ils ont pourtant une éthique forte, centrée sur une culture du partage. Ils seraient à l’origine de l’Internet, des logiciels libres, et même de l’ordinateur personnel. Pour ces passionnés, le travail doit satisfaire leurs aspirations personnelles ; inspirés par la devise punk « Do it yourself », la liberté et le refus de la hiérarchie sont leurs maîtres mots. Sur Lifehacker, un hacker expliquait tout l’épanouissement qu’il tire de ce précepte, au travail comme dans la vie en général. S’il « ne travaille pas trop dur », c’est parce qu’il est très productif. Sa potion magique se résume en une devise, qu’il s’applique chaque jour : « get paid, get fit, make something cool » - des objectifs qui pourraient inspirer tout un chacun.

Get paid, get fit, make something cool

« Get paid » (gagner sa vie) : Le hacker est un passionné…mais il a les pieds sur terre et ne vit pas d’amour et d’eau fraiche ! Il considère l’argent comme une base nécessaire pour avoir l’esprit tranquille et accéder à d’autres satisfactions personnelles - suivant la pyramide des besoins de Maslow. Chaque jour, le hacker accomplit donc une tâche qui lui permet de « gagner sa vie »: rencontrer un client, créer un programme informatique ou, tout simplement, aller au travail.

« Get fit » (faire du sport) : le hacker voit dans le sport une manière de se libérer l’esprit, de se maintenir en forme et de gagner en confiance en soi. Les entreprises elles-mêmes prennent d’ailleurs de plus en plus conscience des bénéfices du sport : les salles de squash fleurissent à la Défense tandis que dans les open spaces s’invitent les tables de ping-pong. Le sport détend, permet de se libérer l’esprit et, donc, de prendre du recul. C’est aussi un élément de cohésion des équipes… et un facteur d’insertion professionnelle.

« Make something cool » (s'amuser) : c’est le principe même de la culture hacker, qui se veut guidée par la passion. Pour la génération Y, le travail doit permettre de s’épanouir et de se réaliser ; le hacker a donc à cœur de s’investir dans des projets qui le passionnent.

Le multitasking, la polyvalence, des hackers et slashers enrichit leur panel de compétences et révèle des talents inédits, comme le montre l’enquête de l’Express. Ces profils créatifs et dynamiques sont des pépites pour les entreprises qui intègrent petit à petit cette culture. Google, par exemple, favorise ce « hacker lifestyle » dans son organisation managériale : chaque semaine, ses salariés disposent d’une journée libre, qu’ils peuvent consacrer à des projets sortant du cadre de leur fonction. Cette journée permet aux salariés de se déconnecter pendant un temps des tâches du quotidien pour prendre du recul et de la hauteur…et inventer de nouvelles fonctionnalités pour Google - c’est ainsi que Google News ou le Google Art Project sont nés. Une journée libre occupée à travailler : ce n’est pas un paradoxe quand la passion est au cœur du métier !

Les talents sont au cœur de la dynamique d’innovation de l’entreprise. Pour les libérer, adopterez-vous le « hacker lifestyle » ?

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