Publié le 29 juillet 2011

Il y a peu, Eco89 mettait le doigt sur les difficultés rencontrées par certains jeunes "surdiplômés". Selon l'article :

  • Le diplômé de longue durée effraie.
  • L'ambition des bac+5 fait peur.
  • Le diplômé serait surtout « mal diplômé », mal orienté vers un cursus sans débouchés.
  • Les employeurs préfèrent également l'ingénieur au docteur en informatique. Pourtant, l'appréhension est vite démentie sur le terrain :

« Les employeurs qui ont recruté des docteurs soulignent leur expertise et l'esprit d'initiative dont ils font preuve face à des problèmes inédits. Ils sont souvent sidérés aussi par leurs faibles exigences salariales par rapport aux ingénieurs. »

Nathalie Chauvac, auteure d'une thèse sur l'embauche, livre une explication intéressante à la tendance que peuvent avoir les employeurs à recruter leurs propres clones :

« Expliquer un refus par le fait que la formation ne correspond pas aux besoins du marché supposerait que les recruteurs soient rationnels. Ce n'est pas le cas. L'employeur recrute en fonction de ce qu'il connaît. Et ce qu'il connaît le mieux, c'est son parcours, son école, ses expériences de recrutement. Tandis que le candidat, lui, ne sait pas toujours expliquer en quoi ses compétences peuvent être utiles. »

La méfiance s'accroîtrait encore plus lorsque l'employeur ferait face à un candidat plus qualifié que lui :

« Je me souviens d'une PME qui avait recruté une directrice des ressources humaines (DRH) avant de s'apercevoir que son profil l'amenait à prendre plus de place que souhaité. L'employeur l'a jugée surdimensionnée et ne la pas gardée, alors qu'il s'agissait d'une mauvaise définition du poste au départ. Peut-être la candidate aurait-elle accepté l'emploi, même sous-dimensionné, si cela avait été contractualisé. Et le cas n'est pas rare. »

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>>> Pour aller plus loin :

 

 

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