Publié le 28 juillet 2020

Notre dernier baromètre de l’emploi faisait état d’une chute vertigineuse de 11% des intentions d’embauche en France au 3ème trimestre 2020. Des chiffres inquiétants qui révèlent l’urgence d’agir pour protéger l’emploi. Le gouvernement met en œuvre des plans d’aide à destination des entreprises comme des particuliers afin d’endiguer les conséquences de cette crise et de juguler les pertes financières pouvant entraîner des PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi). La formation apparaît comme un axe majeur de ce plan de relance de l’économie et du marché de l’emploi. L’objectif étant de faire se rencontrer davantage l’offre et la demande en formant les salariés en situation difficile à des compétences recherchées ou rares. Favoriser la formation, c’est préparer efficacement l’avenir en envisageant la protection du marché de l’emploi sur le long terme. Explications.

 

Un plan d’action national

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en France, l’État s’engage pour soutenir l’économie et les secteurs les plus touchés par la crise. Le chômage partiel a, dans un premier temps, permis de sécuriser l’emploi et d’assurer un maintien des salaires. Selon l'OFCE, au 11 mai dernier, 6,6 millions de salariés bénéficiaient de cette mesure. Puis, avec le déconfinement, des plans de relance, tels que des aides à l’achat, ont été annoncés pour soutenir les secteurs les plus en difficulté. Cependant, ces plans de relance – tout comme l'activité partielle – ne suffisent pas à soutenir l’emploi à moyen et long terme. Cela doit également passer par des dispositifs d’aide à la formation. La crise a mis en lumière les besoins en recrutement ou en compétences dans certains secteurs comme celui de la santé et du commerce. La formation permet de répondre aux besoins des secteurs pénuriques ou stimulés par le Covid-19 et d’aider les gens en recherche d’emploi.

C’est dans cette optique que le gouvernement a misé sur la formation à distance dès le début du confinement pour préparer l’après-crise. La possibilité d’un financement à 100% par l’Etat a incité les entreprises à recourir au dispositif FNE-Formation pour proposer à leurs collaborateurs d’acquérir de nouvelles connaissances sans sortir de chez eux. Cela répond aussi bien aux attentes des uns que des autres : l’employeur s’entoure de collaborateurs plus polyvalents et en phase avec les besoins de l’entreprise, tandis que les collaborateurs gagnent en agilité et en employabilité.

 

La formation, plus qu’un atout, une nécessité

Les modalités de formation sont nombreuses et permettent de répondre plus précisément aux besoins, niveaux et disponibilités des apprenants. A commencer par des besoins en formations longues, plus qualifiantes et diplômantes. D'ailleurs, selon BVA, 18% des actifs ont envisagé une reconversion professionnelle pendant le confinement. Remise en question du sens du travail, de son métier ou recherche d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, le confinement a ouvert de nombreux questionnements amenant parfois à repenser son parcours. Dans ce cadre, les formations répondent bien souvent à une envie – voire un besoin – de changement professionnel majeur.

Les formations courtes répondent à des besoins tout à fait différents et souvent plus conjoncturels. Elles s’adressent à celles et ceux qui souhaitent consolider leur position au sein de leur entreprise ou qui souhaitent enrichir leur socle de compétences et de connaissances. Ainsi, nombreuses sont les personnes qui, pour rester actives ou compétitives, ont transformé la période d’inactivité induite par le confinement en opportunité de se former. La preuve ? Durant le confinement, la fréquence du site d’OpenClassrooms a augmenté de 50% en moyenne. Si ces formations représentent un réel atout professionnel pour les collaborateurs, elles leurs permettent également de participer plus directement à l’activité de leur entreprise en l’accompagnant dans ses évolutions. Le bénéfice est donc double. Les entrepreneurs ont tout intérêt à investir dans la formation de leurs équipes pour répondre à des besoins très spécifiques nécessaires au développement de leurs projets.

 

Soutenir la « génération Covid-19 »

La formation est également une solution pour aider les personnes les plus exposées au chômage. Parmi elles, celles que l’on dit appartenir à la « génération Covid-19 ». Fraîchement diplômés ou à peine entrés sur le marché du travail, l’emploi est leur premier sujet de préoccupation. Pour eux, l’État met en place un dispositif d’exonération de charges à destination des entreprises qui les recrutent. Parallèlement, afin de compléter des cursus scolaires parfois très théoriques, les jeunes diplômés sont amenés à se former à des compétences ultra spécialisées ou transversales. Par exemple, étoffer son cursus par une formation autour des procédures de sécurité sanitaire pourrait être un atout pour se démarquer. Il faut donc tirer les enseignements de la crise et développer de nouvelles compétences dont la « génération Covid-19 » pourrait être le fer de lance.

Encourager les parcours professionnalisants comme l’apprentissage est un moyen efficace pour renforcer l’employabilité. Combinant pratique et théorie, l’alternance, en premier lieu, permettrait à la « génération Covid-19 » de s’insérer plus facilement sur le marché du travail. Pour l’employeur, c’est une façon rassurante de satisfaire un besoin de main-d’œuvre en période de trouble économique, de former un potentiel futur collaborateur à ses méthodes. Avec le plan de relance de l’alternance du gouvernement, les entreprises peuvent bénéficier d’une aide de 5 000 à 8 000 € par alternant. Le ministère du travail explique que, dans ces conditions, « le coût du recrutement d’un salarié en contrat d’apprentissage [représente] un faible reste à charge – voire quasi-nul – pour la première année de contrat ».

Entrepreneurs, recruteurs, salariés, jeunes diplômés : la formation est bénéfique à tous et doit être encouragée par des démarches innovantes. C’est dans cette logique que s’inscrit la Manpower Academy, le CFA d’entreprise de Manpower France. L’ambition ? Recruter plus de 10 000 apprentis en France dans les prochaines années. Formés par le CFA de Manpower Academy et ses partenaires, ces alternants seront sous contrats d’intérim chez Manpower et mis à disposition des clients de ManpowerGroup. C’est à la fois un contrat de confiance et un investissement pour l’emploi sur le long terme.

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