Publié le 5 janvier 2012
Boss not Wanted

image Les Echos

"Une proposition : commençons cette année 2012, que l'on nous promet déjà exécrable, par une belle utopie devenue réalité. Elle a été piochée dans la livraison de décembre de la « Harvard Business Review », sous la signature prestigieuse du gourou du management Gary Hamel. Son titre donne le ton : « D'abord, virez tous les chefs ! ». Et, comme toutes les utopies, elle commence comme un rêve, laisse planer l'ombre d'un cauchemar... et s'achève sur des questions bien embarrassantes que l'on pourrait résumer par une seule : à quoi sert un chef ? Belle interrogation en cette année d'élections présidentielles un peu partout dans le monde.

L'entreprise sans chef, Gary Hamel ne l'a pas inventée, mais il a l'avantage d'en avoir trouvé une et de nous en décrire le fonctionnement. Il s'agit de la société californienne Morning Star, leader américain de la sauce tomate. Dans cette entreprise de 400 personnes, 3 usines et 700 millions de dollars de chiffre d'affaires, il n'y a rien entre le président-fondateur, Chris Rufer, et ses employés de base. Pas de hiérarchie, personne ne donne d'ordres et personne n'en reçoit. La cinquantaine de chefs que devrait posséder une organisation de cette taille pour piloter une machine aussi complexe est remplacée par des contrats négociés annuellement par chaque employé avec les collègues concernés par son travail (de 10 à 30)."

>>> L'article des Echos - qui évoque aussi des "hiérarchies à bout de souffle".

>>> L'article "First, let's fire all the managers" de Gary Hamel dans la Harvard Business Review

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