Publié le 8 septembre 2011

"En passant au crible les évolutions parallèles de l'emploi et de la population dans ces 111 villes, les démographes Laurent Chalard et Gérard-François Dumont ont constaté qu'au poids démographique des villes ne correspond pas nécessairement un poids équivalent en termes d'emplois. Ainsi, Nice, la 5ème entité urbaine la plus peuplée, n'est que la 7ème en termes d'emplois. A l'inverse, Toulouse ou Bordeaux sont mieux placés pour l'emploi que pour leur population.

L'autre constatation des démographes est plus spectaculaire. Selon eux, les cités affichant la plus forte croissance de l'emploi se situent toutes (à l'exception de Fréjus) à l'ouest d'une ligne Le Havre-Marseille. Les 12 villes en tête de ce classement (de Rennes à Montpellier) ont un point commun : peu ou pas de passé industriel. Elles ont ainsi échappé aux réductions d'emplois liées aux restructurations et autres reconversions et "sont les bénéficiaires du développement récent de nouveaux secteurs industriels et de la tertiarisation de l'économie", remarquent les auteurs. Ces agglomérations (Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes, Bordeaux, etc.) s'appuient sur les hautes technologies (aéronautique, informatique, médecine, services financiers, etc.)."

Le site internet du journal Les Echos relatait hier les enseignements majeurs de l'étude "l'armature urbaine de l'emploi en France", publiée dans la revue Population et Avenir (n° 704).

La France de l'emploi a basculé à l'Ouest

 

>>> L'article des Echos.

>>> Commander l'article présentant l'étude dans Population et Avenir.

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