Publié le 8 mars 2016

EUREKA. 42 % des dirigeants estiment que la souplesse au travail est une condition indispensable à l’accès des femmes à des postes à responsabilités. Mais comment passer d’une culture du présentéisme à une culture du résultat ?

De nombreux managers continuent d’appliquer des modèles dépassés – et rigides – comme le respect d’horaires fixes, le travail au bureau, etc. Une façon d’évaluer les collaborateurs qui, dans les faits, tend à favoriser les hommes. C’est ce qui ressort d’une nouvelle enquête mondiale réalisée par ManpowerGroup, à partir d’une série d’entretiens auprès de dirigeants à travers le monde.

Ce qui ressort de ces entretiens, c’est que la majorité des dirigeants considèrent que davantage de souplesse au travail permettrait d’augmenter la mixité aux postes de responsabilité. Pourquoi ?

Objectif « One Life » : la flexibilité du travail au service de l’égalité des chances

Interrogés, les managers et dirigeants de la génération Y affirment aspirer à un nouvel équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Pour mieux protéger leur vie personnelle, ce n’est plus une barrière qu’ils souhaitent ériger mais, au contraire, des ponts. Selon l’enquête, cet objectif dit « One Life » (Une seule et même vie) est partagé par l’ensemble des dirigeantes, y compris les dirigeantes confirmées.  

En effet, lorsqu’on les interroge sur la meilleure manière de les aider à intégrer les instances de direction, la plupart des femmes de la génération Y répondent : la souplesse ! Elles ne demandent pas de traitement de faveur, mais sont lassées des systèmes d’évaluation de la performance fondés sur le présentéisme plutôt que sur les résultats obtenus, qui favorisent ceux qu’un dirigeant américain décrit comme  des cadres « scotchés à leur fauteuil ».

Les progrès technologiques (télétravail, réseaux sociaux d’entreprise) et le décloisonnement bureau/domicile qui aident à réduire les barrières vie professionnel/vie privée sont bénéfiques à l’entreprise comme à la famille, aux femmes… comme aux hommes.

 

Passer d’une culture du présentéisme à une culture du résultat

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Les leaders doivent remettre en cause la culture du présentisme, et privilégier une culture du résultat, plus encline à la flexibilité et donc à la parité aux postes de direction.

Toujours très valorisée, la culture de la « disponibilité totale » est particulièrement pénalisante pour les femmes. En effet, ce sont, encore aujourd’hui, souvent elles qui font le plus de compromis professionnels pour s’occuper des enfants. Une réalité encore pointée du doigt par la génération Y, et qui freine injustement leur évolution vers des postes à responsabilité.

Quelques pistes pour favoriser une organisation plus souple :

  • Lutter contre la culture du présentéisme : éviter d’organiser des réunions après 18 heures, et inciter les managers à donner l’exemple en ne quittant pas le bureau trop tard.
  • Faciliter la souplesse de l’organisation des cadres : en les laissant organiser leur temps de travail entre bureau et domicile, autrement dit faciliter le télétravail. Ce qui implique une nouvelle mesure de la performance.
  • Initier et accompagner l’évolution des mentalités : faire accepter que la parité ne concerne pas que les femmes et qu’elle est bénéfique à tous, surtout quand elle implique une souplesse dans l’organisation du travail.  Faire attention au langage utilisé dans l’entreprise qui peut contribuer à propager et renforcer des stéréotypes.

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Plus de 50% des employés dans le monde sont des femmes, mais seulement 25% d’entre elles occupent des postes de Direction. Quand et comment cela peut-il vraiment changer ? Souvent, les études pointent du doigt le problème sans en identifier les solutions. Aujourd’hui, il est temps de passer du discours aux actes pour aboutir à des résultats concrets.

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