Publié le 21 juillet 2016

Pour sa première édition, l’événement Viva Technology, organisé par le groupe Les Echos et Publicis Groupe, a choisi ManpowerGroup pour être son HR Partner. A cette occasion, Alain Roumilhac, Président de ManpowerGroup France, est intervenu sur le thème du Leadership à l’ère du numérique.

« Aujourd’hui, un vrai digital CEO comprend, et sait prévoir, quels seront les impacts du numérique sur son entreprise - et sur ses ressources humaines », a expliqué Alain Roumilhac, Président de ManpowerGroup France lors d’une conférence plénière donnée à Viva Technology, en compagnie de Jean-Marc Tassetto, co-fondateur de Coorpacademy, une plateforme d’e-learning innovante.

Tous deux ont partagé leurs regards sur la réinvention du leadership à l’ère numérique, en tant qu’acteurs et observateurs privilégiés de la transformation RH des entreprises.

Dans le prolongement de cette conférence, Alain Roumilhac a participé à une session de mentoring sur les compétences indispensables pour diriger l’entreprise de demain : celle-ci avait lieu sur le stand de ManpowerGroup, en compagnie d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, et de Maurice Levy, PDG de Publicis Groupe.

« Les leaders de demain devront réussir à aligner les stratégies digitale, business et ressources humaines »

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L’âge du manager autocratique est révolu. Si la révolution digitale pousse les entreprises à remettre en cause leur business model, c’est aussi toute la structure hiérarchique des organisations qui doit évoluer pour répondre aux défis qui s’annoncent : 

Quand je rencontre des PDG de grandes entreprises, ils me tiennent très souvent le même discours : « Dans les prochaines années, je vais avoir besoin de moins de salariés, et pas forcément des mêmes ! » Comment conduire ce changement ? C’est d’autant plus primordial que ces PDG ont, pour la plupart, compris qu’ils devaient absolument aligner leur stratégies digitale, business, et ressources humaines. Sinon, ils échoueront.

Pour y parvenir, les deux défis principaux de ces leaders sont le management du changement et l’anticipation des compétences : « Face à la transformation digitale, il y a beaucoup de peur, notamment de craintes de perdre son emploi ou d’avoir à apprendre un nouveau métier. Ça, c’est un défi pour le management. Le second, c’est de réussir à anticiper les compétences dont l’entreprise aura besoin demain, et de trouver les moyens de les acquérir. »

Autonomiser les équipes et favoriser l’innovation bottom-up

alain-roumilhac-viva-technologyL'une des raisons qui peut expliquer le retard de la transformation digitale des entreprises françaises, c’est le manque d’implication des dirigeants, expliquait récemment Alain Roumilhac dans une tribune publiée sur Linkedin Pulse. Un tel déni peut avoir de (très) graves conséquences, notamment sur la culture d’entreprise : si la direction hésite par peur de mal faire, c’est toute l’entreprise qui se retrouve bloquée.

Dans un monde en pleine transformation, il faut trouver les leaders qui oseront diriger : ceux qui savent identifier les opportunités et agir rapidement pour en tirer parti. Pour faire émerger de tels leaders, les CEO doivent accepter de changer l’organisation de l’entreprise :

Le problème des grandes entreprises, c’est qu’elles investissent beaucoup pour concevoir et mettre en œuvre des modèles qui, pensent-elles, vont permettre à l’entreprise d’être performante. Aujourd’hui, c’est le contraire qu’il faut encourager : favoriser l’émergence de solutions innovantes venant non d’en haut, mais d’en bas. Les leaders doivent se mettre au contact de leurs équipes et de leurs clients pour faire émerger ces solutions, et pas chercher à créer un plan stratégique à partir de schémas préconçus – mais à partir du contact permanent avec les attentes des clients.

Ainsi, Jean-Marc Tassetto et Alain Roumilhac ont-ils insisté sur la nécessité de « déléguer davantage, d’autonomiser ses équipes, en leur donnant, notamment, le droit à l’échec ! » Les grandes entreprises doivent encourager la collaboration entre des équipes et des fonctions qui, d’habitude, ne se parlent pas.

C’est de cette remise en cause des frontières habituelles de l’entreprises, notamment hiérarchiques, que peut naître l’innovation : « Ce qui est crucial pour un Digital CEO, c’est d’être capable de faire émerger des innovations et des idées de façon bottom-up ! », conclut Alain Roumilhac.

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