Publié le 23 mai 2013

L'agilité, une mode... à laquelle il faut succomber

Agilité, agilité chérie... Cette organisation RH en mode "start-up" est sur toutes les lèvres : l'entreprise du 21ème siècle doit être plus humaine, horizontale, flexible, réactive. Face à une conjoncture marquée par la seule certitude... de l'incertitude, "l'agilité" apparaît comme un levier de compétitivité incontournable. En 2009, l'Intelligence Unit de The Economist l'érigeait en priorité stratégique : "à l'âge de la connaissance, la capacité à transformer l'information en intelligence est centrale pour l'entreprise qui veut durer", surtout en période de fortes turbulences.

La flexibilité dans les process pour s'adapter au changement permanent de son environnement : l'entreprise agile est revendiquée comme facteur de succès du business par 90% des cadres. Mais encore faut-il passer à l'acte : plus d'un quart de ces mêmes cadres estiment que la compétitivité de leur entreprise est mise en danger par un manque d'agilité. Dans une nouvelle note d'information, ADP aide les décideurs à sortir du jargon et de l'incantation pour faire de l'agilité une réalité.

D'après le spécialiste de l'externalisation RH, l'agilité est la mère de la flexibilité : pour s'adapter aux évolutions du marchés, externaliser certaines procédures annexes construit cette capacité d'adaptation, libère des ressources et permet aux entreprises de se concentrer sur leur coeur de métier. Et, alors que les spécialistes ont montré que l'outsourcing pouvait réduire jusqu'à 50% des coûts de procédure, "pourquoi ne pas le faire, et pourquoi pas maintenant ?" ADP met l'accent sur la paie, activité la plus fréquemment externalisée :

Propensity to outsource HR functions

Externaliser : rendre flexible pour optimiser

Le RPO - recruitment process outsourcing -, démarche de flexibilité, est avant tout une démarche d'optimisation, et, au premier titre, d'optimisation de l'acquisition - recrutement comme développement - des talents. ADP décrit en fait les bénéfices de l'outsourcing dans trois directions : main-d'oeuvre compétitive et productive, mais aussi gains de trésorerie et standardisation et ajustement permanent des procédures.

Et si les petites et moyennes entreprises ont tendance à externaliser l'ensemble de leur fonction RH, relève ADP, il est plus fréquent - dans les plus grandes structures -d'outsourcer seulement certaines de ses activités, notamment les activités de transaction, telles que "la paie, les avantages sociaux, le recrutement et la formation".

Breakdown-of-HR-costs

Les coûts cachés de la paie

Selon le dernier rapport de Gartner, une entreprise sur deux externalise sa paie en Europe de l'Ouest. En termes de volume, un autre rapport d'ADP calculait qu'en 2008, 20% de la paie en Europe était externalisée. La tendance est à une augmentation de ces proportions autant qu'à une mondialisation de la pratique, notamment vers l'Amérique Latine et l'Asie du Sud-Est. Le marché mondial de l'externalisation de la paie, profitant de l'expansion générale du marché du RPO, a cru de plus de 5% en 2011, selon Gartner.

La paie, poursuit ADP, ne se limite pas au versement du salaire, elle regroupe plusieurs activités : saisie de données, calcul des rémunérations, indemnités et déductions, contrôles, distribution, veille juridique, etc. Les entreprises négligent souvent la complexité de l'ensemble du processus : si le coût d'un bulletin de paye stricto sensu est estimé en France à 17 euros par mois, il s'avère être de 37 euros si l'on s'attache à la procédure dans sa globalité...

Un environnement normatif changeant est un autre danger, s'il n'est pas anticipé : maîtriser sa procédure de paie s'avérera bien moins coûteux que de s'adapter a posteriori, au coup par coup. Pour en être convaincu, il suffit de lire ADP : en France, "58 réforme législatives relatives à la paie (...) ont eu lieu en juillet 2011 et juillet 2012". L'ensemble de ces "coûts cachés" représentent un challenge pour les entreprises, et autant d'argent qui n'est pas investi dans des activités stratégiques...

La paie est une activité stratégique

Pourtant, si la paie ne fait pas partie du coeur de métier de l'entreprise, elle serait bel et bien stratégique : l'externalisation consiste justement à fournir une expertise permettant de mieux évaluer la procédure, de l'ajuster, de l'optimiser, pour concentrer ses ressources sur le coeur de métier. Eviter les coûts cachés - notamment ceux de la technologie, les plus sous-estimés - mais aussi via, justement, la technologie, flexibiliser l'ensemble du process de paie : les SaaS (sotware as a service), plateformes d'externalisation basée sur le cloud-computing, "aboutissent à des procédures nécessitant moins de trésorerie et la chance de convertir des coûts de ressources humaines fixes en des coûts variables plus flexibles".

Historiquement, l'externalisation de la paie s'est développée sur la nécessité de fournir des bulletins de paie exacts, en temps et en heure : mais plus qu'une "alternative à la complexité", l'outsourcing connaît surtout une expansion due à un besoin global, toujours plus dominant, d'optimisation des coûts et d'adaptation à un environnement extrêmement changeant. En réalité, l'entreprise agile "existe déjà".

Les conseils d'ADP pour un outsourcing réussi :

Tips for outsourcing success

> Image de "une" issue du flickstream de reway2007

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